Un peu de mon histoire
Cet héritage invisible, façonné par les expériences de nos ancêtres, influence nos pensées, nos émotions et nos réactions face au monde.
Je discutais beaucoup avec ma grand-mère sur les choses de la vie. Elle a connu l’exclusion, l’isolement et s’est tourné vers l’amour. Elle a effectué une conversion, un changement radical dans son mode de vie et son mode de pensée. Je pense souvent aux grandes épreuves que les femmes de ma famille ont traversées et j’ai grandi avec le devoir d’honorer leur mémoire.
La mémoire se transmet elle ? Est-ce que lorsque nous ressentons des sentiments très forts pour les personnes que nous aimons, nous pouvons nous imprégner de leurs émotions, les intégrer ? Je pouvais m’appuyer sur ma grand-mère. Elle me soutenait, m’expliquait, me rassurait. Avec sa disparition, je n’ai plus que ma mémoire d’elle.
Ma grand-mère avait une très grande sensibilité qui l’amenait à se mettre à l’écoute des autres. Je me rappelle, petite fille, lorsque j’avais peur de l’orage, sa voix m’apaisait. Ecouter et raconter créent du lien, de la vie. En voulant réécrire son histoire, je voulais lui trouver un sens pour l’embellir, lui enlever ses zones d’ombre.
Les américains ont une belle façon d’exprimer quand ils pensent qu’une chose est juste, ils disent « it makes sens ». Cela fait sens, cela a du sens. Le sens peut dépasser la raison, la logique. Le sens s’appréhende comme un tout. Se mettre à l’écoute de l’autre permet de s’ouvrir à la justesse d’un sens que l’on ne va pas forcément comprendre. Lorsque ma grand-mère me racontait ses souvenirs, elle me transmettait aussi le sens qu’elle donnait à la façon dont elle avait vécue. Est-ce que ce sens me détermine dans ma façon de vivre ?
Elle a disparu mais j’ai encore en mémoire l’essentiel de qui elle était. Est-ce que l’on peut puiser de la force dans cette mémoire ? Cela implique de se mettre en mouvement. Prendre soin de sa mémoire, son histoire, la réécrire pour la transformer et la faire renaître. Soigner sa mémoire, c’est la faire raisonner en soi. Si tel est le cas, tout au long de notre vie, nous n’avons jamais fini de découvrir les multitudes de sens de notre mémoire. Le sens évolue au fur et à mesure que nous avançons.
La mémoire de nos proches nous façonne, nous entraîne. Le sens ne s’approprie pas, il vibre en soi. Il fait écho. Le sens ne peut se diviser, se décortiquer. Le sens se transmet, s’incorpore. Le corps serait alors un lieu d’expression du sens avec la mémoire comme outil d’exploration.
Mais ce qui a été transmis peut être transformé. Nous ne sommes pas prisonniers de notre héritage. Grâce à la conscience et à un travail intérieur d’introspection et de libération, il est possible de réécrire notre relation à ces mémoires.
Vous pouvez m’écouter également sur le podcast “Emotions à coeur” disponible sur toutes les plateformes.
Merci pour m’avoir lue.




Les tempêtes intérieures sont comme une deuxième peau, depuis toujours, et la plupart du temps en lien avec cette anxiété qui est aussi une seconde peau; bref, elles s'emmêlent et tout ce petit monde me fait souvent chavirer !
La respiration "consciente" fait partie de mon quotidien, avec la cohérence cardiaque. C'est ce qui fonctionne le mieux pour moi en termes de respiration, je sens très vite l'apaisement. Je la pratique surtout en prévention. Du coup, disons que le tempêtes sont moins "dévastatrices".
Et ça fait un bien fou pour reprendre confiance en soi.
Ensuite, en vous lisant, je pensais aux sentiments parasites si chers à l'analyse Transactionnelle (que j'adore); ils portent bien leur nom !
J'ai fais le lien avec nos héritages... ils font eux aussi partie de certaines "transmissions" dont on ne sait pas forcément qu'on les a récupérées, mais qui sèment tout de même beaucoup de confusion dans nos émotions.
Merci pour la lumière sur nos héritages, c'est un sacré défi et pourtant, il est incontournable.
Trop chouette ! Alors moi, mes tempêtes intérieures je les gère avec la respiration, la méditation, le journaling et la marche. Bon je ne fais pas tout tout le temps, je sélectionne mais généralement ça me calme bien. Je laisse glisser aussi, je laisse tout sortir