Aller vite, comprendre vite et décider vite ! Notre société actuelle est boulimique !
On consomme de l’information sans vraiment prendre le temps de se poser. On avance, souvent sans s’arrêter pour ressentir. Et pendant longtemps, ça m’a semblé normal.
Puis je suis arrivé à Singapour
Une ville du futur où tout est optimisé, fluide et efficace.
C’est une ville qui va vite, très vite.
Singapour, vue depuis le rooftop de Marina Bay Sand - copyright Sophie Chesnoy Trentesaux
Et pourtant… Depuis que je suis ici, je ralentis. Pas parce que je le décide mais parce que quelque chose m’y invite.
C’est subtil et c’était presque imperceptible au début. Puis ça devient évident.
Singapour est une ville qui va vite et en même temps oblige à ralentir.
Singapour, un jardin en pleine ville
Ce ne sont pas les buildings qui font ça. Ce sont les arbres. Ils sont partout, imposants, ancrés et silencieux.
Ils sont un antidote au rythme rapide de la ville. Ils sont là et leur simple présence change quelque chose. Quand je marche dans cette ville, je ressens une forme de tension.
D’un côté, tout m’invite à avancer, à optimiser et à performer.
De l’autre côté, les arbres m’invitent à m’arrêter à regarder, à respirer et à sentir.
Bukit Timah Nature Reserve - copyright Sophie Chesnoy Trentesaux
Singapour cohabite avec la nature
Je me suis rendu compte que ce n’était pas une opposition. C’est une cohabitation. La vitesse et la lenteur ne s’annulent pas. Elles existent ensemble. Les arbres donnent un autre rythme, un rythme plus intérieur.
Quand je regarde un arbre, je ne vois pas seulement un tronc. Je vois quelque chose de stable, quelque chose qui dure. Et surtout quelque chose qui ne dépend pas de l’immédiat.
Et ça me renvoie à moi et à ma propre manière d’avancer. Est-ce que je vais vite ou est-ce que je fuis ? Est-ce que j’avance ou est-ce que je remplis le temps ?
Les arbres ne répondent pas mais ils créent un espace. Un espace où je peux me poser ces questions. Je crois que c’est ça qui me touche le plus.
Je redécouvre cette capacité à exister pleinement, sans se presser. Je me surprends à grandir, sans chercher à aller plus vite que le temps.
À Singapour, je commence à comprendre quelque chose.
La vitesse n’est pas le problème mais sans ancrage, elle devient une fuite. Et peut-être que dans un monde qui accélère, ce dont on a le plus besoin, ce n’est pas d’aller plus vite. C’est de savoir rester. Les arbres, ici, m’apprennent ça.
Dans le prochain article, je vous partagerai ce qu’ils m’ont appris sur la patience.
Pas une patience passive, une patience vivante.
Racines éclairées à la lueur du jour dans le jardin botanique de Singapour - Copyright Sophie Chesnoy Trentesaux
Si vous souhaitez aller plus loin pour lire comment la nature m’aide à me reconnecter à moi même, voici quelques articles sur mon site Nature Leader Talk
Guérison intérieure, ce que les arbres nous apprennent pour avancer
Revenir à soi, ce que la nature nous apprends sur la transformation intérieure





